Soirée de partage autour de nos engagements féministes et des défis à relever. Organisée par le CFPE (Collectif des Féministes Pour l’Egalité)

Féminismes pluriels
comme antidote au racisme et au sexisme
Soirée de partage
autour de nos engagements féministes et des défis à relever.
Organisée par le CFPE (Collectif des Féministes Pour l’Egalité)
Introduction à la réflexion avec :
Nadine Plateau (Collectif Tayush),
Christiane Marty (Commission genre Attac/Fondation Copernic) ,
Ismahane Chouder (CFPE) et Marie Laure Bousquet (CFPE).
Modération Monique Crinon
Le 16 Novembre à 19h au CICP
21ter rue Voltaire
75011 Paris Métro rue des boulets

Cliquer ici pour découvrir le :Texte introductif à cette soirée débat

Marche pour la Dignité et contre le racisme: 31 Octobre 2015

Marche de la Dignité

 

 

Pourquoi la Marche de la Dignité ?

32 ans après la Marche pour l’égalité et contre le racisme, et 10 ans après les révoltes des quartiers populaires, le constat est sans appel : les populations issues de l’immigration postcoloniale et des quartiers populaires sont de plus en plus exposées aux violences et aux crimes policiers, aux discriminations systémiques, aux humiliations et à une précarisation organisée. À l’origine du traitement différencié réservé à ces « Français de seconde zone » se développe et s’affirme un véritable racisme d’État qui s’exprime sous diverses formes et vise particulièrement trois catégories de personnes : : l’islamophobie est l’une des expressions les plus manifestes du racisme d’État. De l’exclusion des femmes voilées de l’Éducation nationale au matraquage médiatique qui diffuse et banalise une idéologie islamophobe, l’islamophobie traverse l’ensemble du champ politique français. : La négrophobie participe à l’échelle nationale et internationale d’une négation des droits les plus fondamentaux des populations afro-descendantes dont la mémoire liée à la traite négrière et à l’esclavage continue d’être occultée et méprisée par les instances occidentales. En France, les Noirs sont, de fait, les plus exposés aux crimes policiers, au contrôle au faciès, aux discriminations racistes à l’emploi et au logement… : La rromophobie et l’antitziganisme, nouveau visage du racisme d’État, s’est constitué historiquement par projection dans le territoire métropolitain des méthodes d’administration racistes des populations colonisées. Le démantèlement du Samaritain à la Courneuve, plus vieux bidonville de France, où vivaient des centaines de familles rroms, est une des expressions récentes de la rromophobie structurelle.
Antithèse de la « hogra » (mot populaire arabe signifiant « humiliation » ou « mépris »), la Dignité est le dénominateur commun qui lie le sort des Noirs et Arabes assassinés impunément par la police, à celui des musulmanes voilées refoulées aux portes de l’école, à celui des Rroms, des migrants, des sans-papiers traqués et matraqués par les autorités françaises.…
La MAFED est un collectif autonome composé exclusivement des femmes subissant le racisme d’État.
Elles sont issues de l’immigration postcoloniale (arabes, noires, musulmanes…), et/ou des quartiers populaires et rroms. Intellectuelles, militantes, artistes, étudiantes, voilées, non voilées,…les femmes du MAFED aux parcours professionnels et politiques divers ont pris l’initiative de se rassembler autour de la lutte contre les crimes policiers racistes et les autres formes de racisme structurel. C’est dans cette optique qu’elles initient et organisent une marche historique, la Marche de la Dignité.
Pourquoi seulement des femmes ?
Les femmes racisées sont des cibles privilégiées du racisme d’État (80% des actes islamophobes concernent des femmes), d’autant plus vulnérables qu’elles ont déjà à subir un sexisme systémique qui touche l’ensemble de la société française et les cantonne à un statut de subalterne. Par ailleurs, bien conscientes que les femmes ont trop souvent servies « d’instruments politiques » pour dénoncer le sexisme spécifique des hommes des quartiers populaires, – instrumentalisation orchestrée par les gouvernements successifs afin de justifier leur politique d’exclusion et de coercition des hommes de quartiers populaires, les femmes du MAFED se revendiquent comme « actrices politiques », et expriment leur solidarité à l’ensemble des populations victimes du racisme et particulièrement des crimes policiers.
Liste des femmes de la MAFED :
Sihame ASSBAGUE – Rania AYOUB – Rachida AZIZ – Paola BACCHETTA – BAMS – Noria BELGHERRI – Anissa BENAISSA – Leila BENDERRA – Hind BEN FARES – Feiza BEN MOHAMED – Amal BENTOUNSI – Wiam BERHOUMA – Nargesse BIBIMOUNE – Karima BOUACHE – Houria BOUTELDJA – Nora BOURAZZI – Sarah CARMONA – CASEY – Samia CHALA – Imen CHATTEUR – Ismahane CHOUDER – Gerty DAMBURY – Inès DE LUNA – Rokhaya DIALLO – Éva DOUMBIA – Soraya EL KAHLAOUI – Fanny ESSIYE – Mireille FANON MENDÈS-FRANCE – Nawel GAFSIA – Tauana Olivia GOMESSILVA – Zeineb GUEDIONNI – Nacira GUÉNIF-SOUILAMAS – Hanane KARIMI – Mebarka KASSAM – Fethia KERKAR – Fatima KHEMILAT – Agathe LARISSE – Stella MAGLIANI-BELKACEM – Rania MAJDOUB – Ouafa MAMECHE – Bahiya MANSAR – Fatou MEITE – Safyia MEZIANI – Zakia MEZIANI – Karima MONDON – Samia MOUCHARIK –Hawa N’DONG – Ketty NESTOR – Laetitia NONONE – Bahija OUEZINI – Ndella PAYE – Farida RÉMILA – Zohra REZGANI – Malika SABEG – Néferissa SEMA – Maboula SOUMAHORO – Hanifa TAGUELMINT – Nadia TAHHAR – Sabrina TAYEBI – Vanessa THOMPSON – Haifa TLILI – Joby VALENTE – Françoise VERGES – Héla YOUSFI – Louisa YOUSFI – Smina ZEKRINI

 

BON À SAVOIR !
• Angela Davis est la marraine de l’événement. Elle a récemment fait publier une tribune de soutien sur le site de Médiapart.fr : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-demediapart/ article/191015/angela-davis-de-ferguson-paris-marchons-pour-ladignite
• Le financement est participatif. Afin de régler les différents frais liés notamment aux transports des familles de victimes de violences policières, d’impression et de logistique, la MAFED a lancé une campagne participative en ligne. https://www.leetchi.com/c/projets-de-marche-de-la-dignite Le collectif a également profité d’événements (tels que des manifs ou le meeting de la Dignité) pour vendre du thé et des gâteaux. L’indépendance a un prix !
• Des artistes engagés. De nombreux artistes signataires se sont proposés de clôturer la marche de la Dignité par une animation musicale.
Prises de parole des associations et performances musicales s’alterneront ainsi pour donner de la voix à la dénonciation des violences policières et du racisme d’État. Sont notamment attendus : Kery James, Médine, Disiz, Bams, Despo Rutti, Princess Erika, Kiddam, Rohan Hussein…C’est d’ailleurs le rappeur Médine qui a généreusement mis a disposition le camion scène dans lequel il a fait ses derniers concerts.
• Des départs groupés de plusieurs villes. De nombreuses associations organisent des départs collectifs, par train, co-voiturage ou car, pour rejoindre Paris le 31 octobre. Ainsi, Strasbourg, Lille, Lyon, Toulouse, Angers, Marseille et d’autres seront avec nous pour cette marche unitaire.
Par ailleurs, plusieurs militants anglais, espagnols et belges feront également le déplacement.

Marche de la Dignité : l’appel
En octobre 2005, les jeunes vies de deux clichois étaient fauchées en Seine-Saint-Denis – une tragédie mettant en cause des fonctionnaires de police. Depuis, la stratégie de l’État français, loin de chercher à châtier les coupables, consiste uniquement à fuir ses responsabilités. Comme il l’a fait dans des dizaines de crimes policiers depuis des décennies.
Ce même mois d’octobre 2005, en réponse à leur mort, un vent de colère secoua toutes les banlieues de France pendant des semaines. Les interprétations les plus courantes de ces émeutes incriminèrent à juste titre la déshérence des quartiers, les conditions sociales lamentables, le chômage, la vie dure : une véritable guerre sociale faite aux pauvres. Mais elles ne dirent pas assez combien au coeur de cette révolte figurait, forte, l’exigence de respect : la dénonciation du mépris avec lequel avait été traitée la mort de ces deux adolescents et à travers leur cas, la dénonciation du mépris souverain dans lequel sont tenus les habitants des quartiers, leur attachement à la dignité collective.
Vingt ans plus tôt, ce sont déjà d’autres violences policières qui poussèrent des jeunes issus de l’immigration postcoloniale à mener, à travers la France, la Marche de 1983, la fameuse Marche pour l’égalité. Égalité sociale, bien sûr, mais aussi égalité de considération.
Les jeunes disaient « Nous ne sommes pas du gibier à flics, nous sommes des êtres humains ! » L’État se devait de la briser. Il mit alors tout en oeuvre pour saboter cette auto organisation en médiatisant à outrance certaines officines pseudo-antiracistes. Celles-ci s’employèrent, de tous leurs moyens financiers, à étouffer la Marche pour l’égalité sous les milliers de décibels des concerts gratuits et de leur antiracisme de pacotille.
Aujourd’hui, comme il y a 30 ans, comme il y a 10 ans, loin d’avoir renoncé à ses agissements passés, l’État français ne sait que renforcer tous ses dispositifs de surveillance et de répression. En plus des conditions sociales toujours plus déplorables, le harcèlement des populations des quartiers, leur humiliation, constituent le quotidien pour les Noirs, les Arabes, les Rroms, et les Blancs des quartiers. Dans ce paysage dévasté, le crime policier n’est jamais fortuit. Il est l’aboutissement de toute la logique d’un État qui n’a pour nous que désintérêt et mépris.
Le crime policier est l’expression achevée du racisme d’État. C’est celui-ci qui conditionne des fonctionnaires puissamment armés à passer à l’acte, c’est lui qui les dispense de réfléchir au moment tragique, qui leur donne le temps de se saisir de leur arme, d’ajuster et de tirer à mort ou d’écraser la poitrine et la gorge de leur proie sous la clef d’étranglement.
Le message implicite que délivre le crime policier est simple : « Non seulement vous n’êtes pas des êtres humains comme les autres mais, avec vous, nous pouvons aller jusqu’à la mise à mort et les meurtriers sont assurés de l’impunité ». À ce jour, rarissimes sont les procès ayant abouti en faveur des victimes. Le crime policier n’est jamais un homicide involontaire, il n’est jamais gratuit, il est là pour répandre la consternation, la désolation dans les coeurs et les
esprits des familles endeuillées, pour nous faire renoncer à être traités comme des êtres humains. Il n’épargnera personne, il est là pour nous terroriser.
C’est pourquoi comme il y a 30 ans, comme il y a 10 ans, contre l’humiliation quotidienne, contre le mépris, contre l’islamophobie, la négrophobie, la rromophobie, galopantes, contre les crimes policiers, s’impose une nouvelle marche : la Marche de la dignité. Notre réaction puissante, organisée, confiante est la seule façon d’enrayer notre écrasement collectif annoncé.
C’est à cette grande Marche de la Dignité que nous vous convions le 31 octobre prochain.
Amal Bentounsi, le 8 mai 2015, à Saint-Denis.
Liste des signataires, (datée du 21/10/15)
En collaboration avec les personnalités et organisations de l’immigration et des quartiers populaires et/ou subissant le racisme :
Abyssinie – Acide (Agir contre les inégalités et les discriminations ethnoraciales) – Aclefeu – Algériens des Deux Rives et leurs Amis (ADRA) – Al Houda, association des femmes musulmanes de Rennes – Assemblée citoyenne des originaires de Turquie – Association des Jeunes de la Roseraie (AJR) – Association des marcheurs de 1983 – Association des travailleurs maghrébins de France – Association marocaine des Droits humains, section Paris/IDF – Association des tunisiens en France (ATF) – Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes – BDS France Paris – Black is really beautiful – Brigade Anti-Négrophobie – Cases Rebelles – Collectif Afro-Fem – Collectif Ali Ziri – Collectif Citoyens – Collectif contre Exhibit B – Collectif des baras – Collectif des Féministes pour l’Égalité – Collectif Femmes des quartiers populaires 94 – Collectif des filles et fils d’Africains déportés – Collectif des Musulmans de France – Collectif Interquartiers 49 – Collectif James Baldwin – Collectif Parents du Petit-Bard – Collectif Solidarité Femmes Kobané – Collectif Stop le contrôle au faciès – Collectif de Taksim – Collectif Vies Volées – Comité 15 mars et libertés – Comité anti-impérialiste – Comité de soutien des sans-papiers 92 – Convergence Citoyenne Ivryenne – Coordination 93 de lutte pour les sanspapiers – Droit à la différence – Éducation en héritage – Espace Farabi – Espace Franco-Algérien – Espoir et Fraternité Tsigane de Franche-Comté – Falsafa – Fédération des Musulmans du Sud – Fédération tunisienne de la citoyenneté des deux rives (FTCR) – Femmes en lutte 93 – Femmes plurielles – Femmes sans frontières – Ferguson in Paris – Filles et fils de la République – Fondation Frantz Fanon – Front Uni de l’Immigration et des Quartiers Populaires – Glob’all – Idéal 92 – Intégration 21 – La Voix des Rroms – Les Chronik de Nègre(s) Inverti(s) – Les Indivisibles – Les Peaux Cibles – Groupe LOCs (Lesbians of color) – Lumières et couleurs 93 – Mamans Toutes Égales – Mémoires en marche – Mwasi collectif – Nasema l’émission – PACT Participation citoyenne – Parti des Indigènes de la République – Reprenons l’initiative – Respaix Conscience Musulmane – Réveil des consciences – Rez’O – Romano Godjako Truj – Secours Palestinien – Ubuntu France – Union
Nationale des Sans-Papiers (UNSP) – Urgence Notre Police Assassine – Zonzon 93 – Moa Abaid (comédien) – Al (artiste) – Rachid Amghar (militant associatif) – Houda Asal (sociologue) – Djamel Atallah (ancien marcheur) – Rabha Attaf (grand reporter) – Eunice Barber (Championne du monde heptathlon et saut en longueur) – Baro Syntax (artiste) – Hocine Ben (slameur) – Sabreen Bint Loula (réalisatrice, militante) – Daniel Blanchard (militant associatif) – Jean-François Boclé (artiste) – Saïd Bouamama (sociologue) – Ahmed Boubekeur (professeur à l’université de Saint-Etienne) – Nadir Bouhmouch (cinéaste et photographe) – Francis Carole (professeur d’Histoire, Martinique) – Casey (artiste) – Emir Cherdouh (journaliste) – Maryse Condé (écrivain) – Raphael Confiant (écrivain) – Disiz (artiste) – Kamel Djellal (président du Collectif Citoyens) – Daniel Dobat (professeur, Martinique) – Samia Errazouki (co-éditrice de Jadaliyya) – Esperanza Fernandez (artiste) – Joelle Jeki Esso (Dessinatrice, chanteuse) – Joao Gabriell (militant, bloggueur) – Saddok Guitoun (président du Comité de soutien aux sanspapiers 92) – Hamé (artiste) – Malika Hamidi (sociologue, directrice du European Muslim Network) – Kaoutar Harchi (écrivaine, chercheuse) – Humanist Hiphopsaved (artiste) – IAM (groupe de rap) – Amadou Ka (président des Indivisibles) – Almamy Kanouté (militant associatif et politique) – Kennedy (artiste) –Kiddam (artiste) – Jessica Koumé (dont l’époux, Amadou Koumé, a été tué par la police en mars 2015) – Aissata Kouyaté (artiste) – La Rumeur – Les Nubians (artistes) – Esse Lawson (comédienne) – Aissa Maiga (comédienne) – Oméro Marongiu-Perria (sociologue) – Elli Medeiros (artiste) – Médine (artiste) – Marwan Mohammed (sociologue) – Tarek Mouadane (fondateur de l’association Bleu Blanc Rouge) – Marie Philomène Nga (actrice, chanteuse) – Nakk (artiste) – Princess Érika (artiste) – Zahia Rahmani (écrivain) – Ali Rahni (militant associatif) – Rakkid (dessinateur) – Arbi Rezgui (ancien marcheur) – Adel Riame (chargé de communication pour l’ambassade de Palestine en France) – Claude Ribbe (historien) – Rocé (artiste) – Alexandre et Délia Romanes (Cirque Romanes) – Joss Rovélas (militant associatif) – Saadane Sadgui (fondateur des JALB, Jeunes Arabes de Lyon et sa Banlieue) – Shuck One (plasticien) – Omar Slaouti (militant associatif) – Scred Connexion (groupe de rap) – Skalpel (artiste) – Sidi Soumaré (président de l’Union nationale des sans-papiers) – Tunisiano (artiste) – Youkoff (artiste) – Youssoupha (artiste) – Z.E.P (artiste)
avec le soutien de : Action Antifasciste Paris/Banlieue (AFA) – Aquitaine Décroissance – Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPA) – Centre d’Études et d’Initiatives de Solidarité Internationale (CEDETIM) – CGT Sony Dadc – Collectif contre les abus policiers (CLAP 33) –Collectif contre l’islamophobie 20e – Collectif marseillais Perspectives Plurielles – Coordination Nationale Pas Sans Nous – Europe-Écologie Les Verts (EELV) –Ensemble (Front de Gauche) – Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (FASTI) – Femmes en Luth – Fondation Enfants de Gaza – Groupe d’intervention et de soutien des immigré-e-s (GISTI) – Interface France – Labo Décolonial – Les désobéissants – Liste des sans-voix – Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Orchestre poétique d’avant-guerre (OPA) – Quartier libre – Réseau pour une gauche décoloniale – Revue Mouvements –
Riposte antifasciste – Survie – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Un nouveau visage – Ali Aissaoui (médecin) – Jean Asselmeyer (Réalisateur, Directeur du Panorama du Cinéma Algérien Nîmes) – Clémentine Autain (directrice de Regards et élue à Sevran) – Nadia Ben Moussa (élue à Villeneuve Saint Georges) – Mohamed Ben Yakhlef (élu à Villeneuve Saint Georges) – Olivier Besancenot (porte-parole du NPA) – Alima Boumediene Thiery (militante associative et politique) – Henri Braun (avocat) – Makhtar Mak Camara (président de l’Interface France) – Laurent Cauwet (éditeur Al Dante) – Insaf Chebaane (élue à Villeneuve Saint Georges) – Omar Cheriguene (élu à Villeneuve Saint Georges) – Emmanuelle Cosse (Secrétaire nationale d’Europe-Écologie Les Verts) – Monique Crinon (Sociologue et philosophe) – Christian Darceaux (militant altermondialiste décolonial) – Sonia Dayan Herzbrun (Sociologue, professeure à l’Université Paris VII) – Christine Delphy (sociologue, féministe) – Judith Depaule (réalisatrice) – Virginie Despentes (écrivaine et réalisatrice) – Haikel Drine (adjoint au maire du Blanc-Mesnil) – Cédric Durand (économiste) – Éric Fassin (sociologue) – Nanou Ferrier (enseignante, militante) – Géraldine Franck (militante égalitariste) – Laurent Gabaroum (syndicaliste) – François Gèze (Directeur de collection à La Découverte) – Imen Guedda (élue à Villeneuve Saint Georges) – Anouk Guiné (Groupe de Recherche Identités et Cultures, Université du Havre) Éric Hazan (éditeur) – Imhotep (artiste, IAM) – Matthieu Kassovitz (acteur, réalisateur) – Stéphane Lavignotte (pasteur) – Raphaël Liogier (Professeur des universités, IEP d’Aix-en-Provence, Collège international de philosophie) – Nicola Lo Calzo (photographe) – Frédéric Lordon (philosophe, directeur de recherche au CNRS) – Gilles Manceron (historien) – Akli Mellouli (élu) – Morgane Merteuil (féministe) – China Miéville (écrivain) – Ilham Moustachir (conseillère municipale de Gonesse, vice-présidente de la communauté d’agglomération du Val de France) – Bernard Noël (écrivain) – Océane Rose Marie (comédienne, auteure) – Olivier Neveux (professeur d’études théâtrales) – Alexandre Piettre (sociologue) – Julien Salingue (docteur en science politique) – Catherine Samary (économiste altermondialiste) – Michèle Sibony (professeure, militante UFJP) – Patrick Simon (démographe) – Odile Schwertz-Favrat (militante associative) – Karima Souid (Constituante franco-tunisienne, directrice de projet) – Antoine Volodine (écrivain)
et à l’international : Association Genre et Migration (Belgique) – Bruxelles Panthères (Belgique) – Azira’s way (Belgique) – Fight Racism Fight Imperialism (Royaume-Uni) – Center for Constitutional Rights (USA) – Ontario Coalition Against Poverty (Canada) – Salvage (Royaume-Uni) – Planners Network (Canada) – Institute for Critical Social Analysis at Rosa Luxemburg Stiftung (Allemagne) – Jacobin (magazine, USA) – Abolitionist Law Center (USA) – Community Justice Project (USA) – Democratic Socialism (membre de United Left coalition -Slovénie) – Muslim Identities and Cultures, University of California (Berkeley – USA) – Trayvon Martin Organizing Committee (USA) – Action Against Black Genocide (USA) – Red Thread (Guyana) – Planners Network International (Canada) – No One Is Illegal Toronto (Canada) – Toronto New Socialists (Canada) – Socialist project Toronto (Canada) – Aoki Center for the Critical Study of Race and Nation (UC Davis School of Law – USA) – US Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (USA) – Faculty For Palestine (Canada),
Caribbean Philosophical Association (International) – Network for Police Monitoring (Royaume-Uni) – ATTAC/CADTM (Maroc) – Social Text (review – USA) – Human Rights Network (USA) – HDK (Halkların Demokratik Kongresi/Congrès démocratique des peuples, Turquie) – GIRA, groupe d’études féministes et politiques (Université de Bahia, Brésil) – Decoloniality Europe (Pays-Bas) – The Black Dissidents (Royaume-Uni) – International Jewish Antizionist Network (IJAN) – Secrétariat international de Podemos (Espagne) – QUIT ! Queers Undermining Israeli Terrorism (USA) – Dyketactics (USA) – Free Kashmiri Political Prisoners (Kashmir) Angela Davis (activiste américaine, professeure de philosophie) – Aminata Traoré (ancienne ministre de la Culture du Mali, écrivaine) – Tariq Ramadan (professeur d’études islamiques à Oxford) – Asma Lamrabet (directrice du centre d’études féminines en Islam, Maroc) – Marie Nassif-Debs (professeur à l’Université libanaise, présidente de l’association « Egalité-Wardah Boutros pour les Droits de la Femme ») – Omar Radi (journaliste, Maroc) – Vince Warren (executive director, Center for Constitutional rights) – Gay J McDougall (Leitner Center for International Law and Justice) – Ramon Grosfoguel (professeur à l’Université de Berkeley) Monica Adams (Freedom Inc.) – Nouria Ouali (professeur, ULB – Belgique) – Sunaina Maira (Professor, University of California Davis, USA) – Rabab Abdulhadi (Professeur, Director AMED, San Francisco State University, USA) – Zillah Eisenstein (ecrivaine, militante, professeur, USA) – Nelson Maldonaro-Torres (professeur, ancien président de Caribbean Philosophical Association -USA) – Howard Winant (Professeur, Directeur UC Center for New Racial Studies, Santa Barbara -USA) – Minoo Moallem (professeur, University of California, Berkeley – USA) – Fatima El-Tayeb (Professeur, Director Critical Gender Studies, University of California, San Diego, USA) – Jin Haritaworn (Professeur, York University, USA) – Cei Bell (écrivain et artiste, USA) – Neferti Tadiar (professeur, Barnard College,USA) – Nivedita Menon (Professeur, Jawaharlal Nehru University, Inde) – ZulemaValdez (professeur, University of Calfornia, Merced, USA) – Kehaulani Kauanui (Professeur, Wesleyan University Middletown, USA) – Jacqueline Nassy Brown (Professeur, Hunter College and The Graduate Center, USA) – Norma Cantú (professeur, Latino/a Studies, University of Missouri, Kansas City, USA) – Roshanak Kheshti (Professeur, Ethnic Studies, University of California, San Diego, USA) – Sangeeta Ray (Professeur, University of Maryland College Park, USA) – Dina Siddiqi (Professeur, Brac University, Bangladesh) – Piya Chatterjee (Professeur, Chair Dpt. Feminist, Gender and Sexuality Studies, Scripps College -USA) – Sirma Bilge (Professeur, Universite de Montreal, Canada) – Sharad Chari (professeur, University of the Witwatersrand Johannesburg, Afrique du Sud) – Sheba Chhachhi (artiste, Inde) – Hatem Bazia (National Chair, American Muslims for Palestine, Senior Lecturer, UC Berkeley -USA) – Sima Shakhsari (professeur, Wellesley College, USA) – Tanya Boza (professeur, University of California, Merced, USA) – Patricia Penn Hilden (Professeur Emerita, Native American Studies, USA) – Norma Alarcon (Professeur Emerita, Chicana Studies, University of California, USA) – Nighat Said Khan (Executive Director ASR Resource Centre and Dean of Studies Institute of Women’s Studies, Pakistan) – Nadine Nabor (professeur, University of Illinois -USA) – Pratibha Parmar (film maker, USA) – France Winddance Twine (professeur, University of California, Santa Barbara, USA) – Fouzieyha Towghi
(Militante, Lecturer University of California Berkeley, USA) – Taru Dalmia (musicien, groupe The Ska Vengers -Inde) – Samara Chopra (musicienne, groupe The Ska Vengers -Inde) – Zakia Salime (Professeur de sociologie à l’Université de Rutgers, USA) – Angela Harris (professeur, University of California Davis School of Law, USA) – Suhraiya Jivraj (Senior Lecturer, Kent Law School, and activist, Royaume- Uni) – Soraya Tlatli (professeur, University of California Berkeley, USA) – Jaribu Hill (Mississippi Workers’ Center for Human Rights, USA) – Ethel Brooks (Department of Gender Studies, Rudgers University, USA) – Jane Gordon (The Carribean Philosophical Association, USA) – Sunera Thobani (Critical Race and Postcolonial Feminist Theory Group, University of British Columbia, Canada) – Ruth Wilson Gilmore (professeur, Associate Director du Center for Place, Culture and Politics, University of New York, USA) – Maurice Moe Mitchell (membre du Black Lives Matter) – Geneviève Rail (Institut Simone-De Beauvoir, Concordia University, Canada) – Kristin Ross (essayiste, professeur de littérature comparée à la NY University) – Greg Albo (York University, Toronto) – Sue Ferguson (Wilfried Laurier University, Waterloo, Canada) – Honor Ford-Smith (York University, Toronto) – Kanishka Goonewardena (University of Toronto) – Stefan Kipfer (York University, Toronto) – David McNally (York University, Toronto) – Hilary Nicholson (Women’s Media Watch, Jamaica) – Herman Rosenfeld (Socialist Project, Toronto) – Alan Sears (Ryerson University, Toronto) – Anna Zalik (York University, Toronto)

Dans le cadre de notre cycle 2014, « 2004-2014, le CFPE lutte toujours »,
nous vous convions à notre 3ème atelier qui aura lieu le
Samedi 14 juin prochain de 10 heures à 13 heures
au local PSM-IDF, 5 rue J.François Lépine 75018 Paris – M° La Chapelle. 

3ieme atelier_ CFPE

Rassemblement le Samedi 15 mars 2014 à 15 heures à la Fontaine des Innocents 75001 Paris (M° Châtelet-Les Halles).

10 ans d’une loi scélérate !

La loi du 15 mars 2004, qui prétendait protéger les jeunes filles des hommes de leur entourage, a, depuis,  montré son véritable visage, une loi d’exclusion, dont il est temps de faire le bilan :

1) Elle a constitué une première étape vers une multiplication de mesures discriminatoires partant d’une interprétation dévoyée de la laïcité exigeant l’invisibilité des signes religieux au-delà des fonctionnaires. Cette interprétation relevant d’une islamophobie d’Etat va s’étendre en visant au premier chef les femmes musulmanes :
– 2008 : affaire Baby-Loup ;
– loi de 2010 interdisant le port du voile intégral dans l’ « espace public » ;
– circulaire Chatel de 2011, interdisant aux mères voilées d’accompagner les enfants dans les sorties scolaires ;
– début 2013 : proposition de loi visant à l’interdiction du voile pour les employé-e-s des établissements privés de la petite enfance, ainsi que pour les nounous travaillant à domicile ;
– et depuis, en vrac, évocation de l’éventuelle adoption de lois réglementant le port du voile en entreprise, l’interdiction du port du voile à l’université, etc.

De fait, les femmes portant foulard sont discriminées partout (au travail, dans les organisations caritatives comme le Secours Populaire ou les Restos du cœur, à l’hôpital…). Dans les établissements scolaires, le port d’un bandana ou d’un bandeau, et /ou d’une jupe jugée trop longue est prétexte à exclure, hors de toute légalité (affaire Sirine).  On doit donc constater que loin d’apaiser les conflits et de protéger les femmes, la loi de 2004 a été le déclencheur de comportements discriminatoires et haineux, qui y trouvent légitimation et déculpabilisation.

2) Dans le même temps les agressions et les violences contre les femmes portant foulard sont allées en se multipliant. La longue série d’agressions physiques subies par des femmes portant le foulard (Argenteuil, Reims, Orléans…) marquent un franchissement de plus dans la violence décomplexée.
Malgré la multiplication de ces agressions, discriminations, humiliations… ces femmes musulmanes, voilées ou non, continuent de manifester leur résistance et leur volonté d’être présentes comme citoyennes à part entière, de prendre part aux luttes, y compris les luttes spécifiques aux femmes, et d’être pleinement actives, à l’école et à l’université, au travail, dans les associations, les syndicats, dans les partis…

Dans ces conditions, nous, initiatrices et signataires de cet appel continuons et continuerons d’exiger l’abrogation de cette loi, sexiste et raciste, et de toutes les lois et circulaires discriminatoires dont elle a été comme le coup d’envoi.

Disons STOP à l’expansion de l’islamophobie, à l’injustice et aux inégalités, ainsi qu’à la souffrance, à la stigmatisation et à l’humiliation qui en découlent pour les femmes musulmanes.          

Rassemblement le Samedi 15 mars 2014 à 15 heures
à la Fontaine des Innocents 75001 Paris (M° Châtelet-Les Halles)

Appel à témoignages sur les effets de la loi interdisant le foulard à l’école

            Cela fera dix ans, le 15 mars 2014, que le parlement français aura voté la loi dite sur « le port des signes religieux », mais qui, de fait, était destinée à interdire le port du foulard à l’école. Le CFPE qui, dès sa constitution, a condamné cette loi qui a été le point de départ de mesures de plus en plus discriminatoires à l’égard des femmes musulmanes, continue à en demander l’abrogation.
On tend à répandre l’opinion que cette loi aurait « pacifié l’école ». Notre collectif , qui ne partage pas ce point de vue, souhaite recueillir les témoignages des premier-e-s concerné-e-s (élèves, professeurs, chefs d’établissement), et qu’elles /ils fassent savoir ainsi comment elles/ils ont vécu cette contrainte au dévoilement dans les établissements  publics, avec éventuellement ses effets ou ses contournements.

            Les  personnes qui souhaitent témoigner publiquement pourront le faire lors d’une réunion publique qui se tiendra à Paris le 15 mars 2014, à l’initiative du CFPE. Les autres pourront le faire par écrit  en nous écrivant.

Ces témoignages  sont très importants. pour le combat que nous menons contre les discriminations sexistes et racistes dont les femmes musulmanes sont l’objet. Bien entendu l’anonymat sera garanti à celles et ceux qui le souhaitent. Vous êtes invité-e-s à les faire parvenir à l’adresse suivante :  info@cfpe2004.fr

CONFERENCE 2013 DE FEMINISM IN LONDON

Date: 26 Octobre 2013

Lieu: Institut de l’Education à Londres, UK

Vous pouvez acheter vos billets sur le site :www.feminisminlondon.co.uk
le programme complet est disponible à ce lien :Programme

En particulier il y aura un atelier sur l’opposition à la violence masculine militarisée, qui sera animé par Rebecca Johnson.
Et Cynthia Cockburn des Femmes en Noir, avec Brigitte Lechner animeront  l’atelier « Contester les systèmes de pouvoir liés : Vers un féminisme total. »