Féminismes pluriels comme antidote au sexisme et au racisme
organisée par le CFPE au CICP dans le cadre des quarante ans de ce dernier. Après la présentation de nos buts, vous trouverez les trois interventions liminaires et un résumé des débats.
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Le collectif des féministes pour l’égalité (CFPE) a choisi d’organiser cette rencontre dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale marquée par les 40 ans d’existence du Cicp où elle se déroule.

Nous souhaitions par ce choix marquer notre gratitude vis-à-vis de cette structure qui nous a toujours accueillies y compris lorsque nous étions refusées ailleurs et aussi et surtout marquer notre ancrage dans un mouvement international de solidarité.

Le CFPE s’est construit à l’écart des courants féministes institutionnels qui lui reprochaient son alliance avec des musulmanes et en marge des courants féministes racisés qui le jugent trop tiède sur les questions d’oppressions raciales. Cette position singulière dans le panorama féministe nous a amenées à nous intéresser au plus prêt à la question du pluralisme des chemins d’émancipation et à construire, à essayer en tous cas, des passerelles entre groupes féministes tout en restant vigilantes et critiques face aux positions dominantes au sein du féminisme.

La rencontre d’aujourd’hui vise à réfléchir aux dimensions plurielles du féminisme, des féminismes devrions nous dire, elle s’inscrit dans le droit fil de la charte fondatrice de notre collectif et dans la foulée du colloque organisé en 2012 sur le thème « regards croisés de femmes en lutte », or du croisement des approches à l’intersectionnalité il n’y a qu’un pas.

Nous souhaitons que la rencontre d’aujourd’hui offre l’occasion de déplier ce qui nous relit et ce qui nous distingue entre courants féministes différents voire opposés, l’enjeu n’étant pas de construire des consensus faciles mais un dialogue exigeant.

Trois intervenantes s’exprimeront : Marie Laure Bousquet membre du CFPE rappellera le sens de notre démarche et de nos réflexions autour du pluralisme; Nadine Plateau relatera l’expérience belge Tayush à laquelle elle participe dont l’enjeu est de construire une articulation entre antiracisme et anti sexisme, développant ainsi une intersectionnalité active ; enfin Fatima Ouassak, fondatrice du réseau classe/race et genre donnera à voir les fondements d’une réflexion intersectionnelle.

Peut-être retiendrons-nous pour caractériser le sens de notre démarche la magnifique formule de Nadine Plateau « il faut construire des divergences solidaires », tant il est vrai que dans la période actuelle il est nécessaire de pouvoir faire front face aux offensives racistes et sexistes tout en affirmant nos spécificités.

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